Accompagnement des mineur.e.s isolé.e.s : échangeons nos constats et nos luttes !

Des nouvelles du processus des EGM, un regard sur la vie des territoires, panorama des dernières ressources ou actualités sur les migrations : retrouvez régulièrement les dernières infos des États Généraux des Migrations !

Le Groupe chantier « Mineur.e.s » des EGM a besoin de vous !Les organisations impliquées au sein des Etats Généraux des Migrations sont nombreuses, chaque jour, à s’investir auprès des personnes mineures non accompagnées. La session nationale d’octobre 2019 a été l’occasion de réaffirmer le nécessaire partage d’expérience pour celles et ceux qui se mobilisent auprès de ces jeunes particulièrement vulnérables. Elle a également permis d’identifier le besoin de mettre en lumière les différentes pratiques mises en œuvre par les administrations concernées.

C’est ce que vous propose aujourd’hui le groupe chantier « Mineur.e.s » avec le questionnaire ci-dessous, que nous vous invitons à remplir avant la fin du mois de mars 2020. Ce dernier prend la forme d’un fichier texte « word » que vous pouvez remplir directement sur votre ordinateur.

L’objectif : faire le point sur les pratiques (qu’elles soient néfastes, illégales, ou exemplaires) dans les différents départements, et partager vos méthodes d’action et vos projets de lutte. Ce questionnaire est dense et aborde de nombreux sujets : vous avez la possibilité de le remplir partiellement, et de profiter plus ou moins largement des rubriques « libres » vous permettant de décrire des situations ou d’ajouter des remarques plus détaillées. Si vous n’êtes pas en mesure de le compléter, n’hésitez pas à nous faire parvenir le nom d’une personne plus à même de le faire dans votre département à l’adresse contact@eg-migrations.org.
Retrouvez ici le questionnaire
SAVE THE DATE !LE SAMEDI 13 JUIN 2020
Journée de travail sur la thématique des mineur.e.s non accompagné.e.s

Vos réponses à ce questionnaire permettront de dresser une large photographie de la situation, que le groupe chantier « Mineur.e.s » utilisera dans le cadre de l’organisation d’une journée thématique consacrée à la question des personnes mineures non accompagnées. Nous vous donnons donc rendez-vous le samedi 13 juin à Paris pour une journée de travail interne aux Etats Généraux des Migrations !
Des informations complémentaires sur le programme et les modalités d’inscriptions vous seront communiquées rapidement..

À Tergnier (02) le 28 février 2020, rassemblement contre l’intolérance et la haine

Communiqué du Collectif Citoyens Résistons du Pays Chaunois.

Le Collectif Citoyens Résistons organise un rassemblement le vendredi 28 février 2020 devant la marie sur la Place Doumer de la ville de Tergnier 02700, soutenu dans son action par diverses associations, parmi lesquelles entre autres la Ligue des droits de l’Homme, le CLED (Collectif de lutte contre l’extrême droite) et l’UJFP (Union juive française pour la Paix).

À l’heure où partout en Europe et dans le monde montent l’intolérance et la haine de l’autre, tel un feu attisé par les idées d’extrême-droite, nous ne pouvons rester silencieux.

Nous voulons manifester le plus clairement possible notre refus de laisser de telles idées avoir droit de cité à Tergnier, haut lieu de Résistance à l’envahisseur nazi.

Nous considérons comme inadmissible que, le vendredi 28 février 2020, sur la place Carnégie, à Tergnier, où s’élève le musée de la Résistance et de la Déportation, puisse se tenir une réunion qui représente une insulte à la mémoire des héros qui sacrifièrent leur vie pour libérer notre pays.

Nous tenons également à rendre hommage aux trop nombreuses victimes des violences racistes partout dans le monde et, plus récemment, en Allemagne.

Collectif Citoyens Résistons du Pays Chaunois

Défense de la laïcité

Réunion publique pour la défense de la laïcité le samedi 25 janvier à Saint-Quentin Espace Matisse salle 3 rue Théophile Gautier à 14h30

réunion organisée par la Libre pensée Aisne

Texte de la Ligue des droits de l’Homme, de la Ligue de l’enseignement, de la Libre pensée

Notre inquiétude est grande. Depuis maintenant de trop nombreuses années, la laïcité est l’objet de remises en cause qui en faussent le sens et la portée. Ses plus anciens adversaires l’utilisent pour exclure une partie d’entre nous et en font l’étendard de leur haine raciste tandis que certains en contestent les fondements et veulent enfermer chacun dans des identités figées. D’autres enfin, y voient l’occasion de mettre en avant le fantasme d’une société amputée de toute diversité.

Aujourd’hui, ces discours et ces actes émanent d’acteurs politiques, associatifs et religieux, de penseurs célébrés, de femmes et d’hommes de tous horizons. Comme si l’urgence était à la multiplication de ces atteintes intolérables au contrat social !

Car c’est bien de cela dont il s’agit : adversaires et faux amis de la laïcité s’acharnent à saper ce que la République a mis plus de deux siècles à construire. Il est urgent d’y mettre un terme.

La laïcité est un principe issu des valeurs fondatrices de notre contrat politique commun.

La liberté, d’abord, car elle garantit à chacun une liberté de conscience absolue, de pratiquer, y compris publiquement, le culte de son choix ou d’en changer, comme le droit de n’en pratiquer aucun et de contester les dogmes et leurs pratiques.

L’égalité, car, en assurant la séparation des cultes et de l’état et la stricte neutralité de celui-ci vis-à-vis de ceux-là, elle implique de respecter les droits et libertés de toutes et tous sans discriminations.

La fraternité, car elle s’ancre dans l’universelle humanité qui précède en chacun de nous la diversité de nos appartenances.

Malgré les obstacles qu’ils ont rencontrés et qu’ils rencontrent encore, ces principes sont inséparables d’une société ouverte à l’Autre et respectueuse des choix de chacune et chacun. Les remettre en cause, au nom du soupçon, de l’amalgame ou de la haine de telle ou telle religion, en désignant celui ou celle qui serait l’ennemi de la République et de nos libertés, ne fera qu’alimenter la division, le ressentiment et la violence.

C’est pourquoi, nous réaffirmons notre attachement à l’esprit et à la lettre de la loi de 1905 et à sa conséquence, la neutralité de l’État et des services publics.

Nous en avons plus que jamais besoin pour affronter, ensemble, les défis posés aujourd’hui par l’urgence sociale, l’urgence environnementale, l’urgence démocratique

C’est pourquoi nous condamnons les actes et les propos qui feraient de la laïcité une arme d’exclusion ou de discriminations ou l’alibi d’une assignation à résidence, comme ceux qui justifieraient la prééminence d’un dogme sur les lois de la République (qui s’imposent de manière égale à toutes et tous) .

C’est enfin pourquoi nous nous engageons à respecter et faire respecter ces principes et que nous appelons les pouvoirs publics à s’engager dans la même voie et à être irréprochables en la matière.

Avec le soutien de :

Syndicats :

Confédération générale du travail (CGT),Fédération syndicale unitaire (FSU), Fédération nationale de l’enseignement, de la culture et de la formation professionnelle Force Ouvrière  (FNEC FP-FO), Syndicat des avocats de France (SAF),Union nationale des étudiants de France (UNEF),Union syndicale solidaires

Partis :

Ensemble !, Europe écologie les Verts (EELV),Gauche démocratique et sociale (GDS),Génération.s,La France insoumise et Groupe parlementaire de l’Assemblée nationale, Place publique,Parti de gauche, PCF

PS (en attente)

Associations :

Action droits des Musulmans (ADM),Association Citoyenne des Originaires de Turquie (ACORT),Association des Marocains de France (AMF), Association France Palestine Solidarité (AFPS),ATTAC (Association pour la Taxation des Transactions Financières et pour l’Action Citoyenne),Collectif contre l’islamophobie en France,CEMEA (Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Education Active),Centre de Recherche et d’Information pour le Développement (CRID),Cimade (La)  – Comité Inter Mouvements auprès des Evacués,Comité Adama Traoré,Comité National de Liaison des, Régies de Quartier (CNLRQ),Confédération Nationale du Logement (CNL),Comité pour les relations nationales et internationales des associations de jeunesse et d’éducation populaire (Cnajep),Crap – Cahier pédagogique,Fédération des Conseils de Parents d’Elèves (FCPE),Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR),Fédération Léo Lagrange,Fédération nationale des associations solidaires d’action avec les Tsiganes et Gens du voyage (Fnasat-Gens du voyage),Fédération Nationale des Francas,Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT),Fondation Copernic,France Libertés – Fondation Danielle Mitterrand,Jeunesse au Plein Air (JPA),Jeunesse Etudiante Chrétienne (JEC),L’économie sociale partenaire de l’école de la République  (L’Esper),Le Planning Familial,Mémorial 98,Pas sans nous,Solidarité laïque,Mouvement contre le Racisme et pour  l’Amitié entre  les Peuples (MRAP), SOS Racisme

Soutenir le Référendum d’Initiative Partagée pour le projet de loi en faveur d’Aéroport de Paris

Le projet de loi soutenu par près de 250 députés et sénateurs vise à préserver le caractère de service public national des aéroports de Paris. Le Ministre de l’Economie Emmanuel Macron avait déjà tenté la privatisation d’ADP, le Président a de la suite dans les idées. Mais les installations aéroportuaires et les propriétés de cet organisme encore détenu à plus de 50 % par l’Etat (qui représentent l’équivalent des 2/3 de la surface de Paris sur des territoires à forte pression immobilière) présentent un intérêt stratégique de part leurs impacts économiques, leurs importances dans l’aménagement du territoire et les enjeux écologiques. Pour que le référendum puisse avoir lieu, l’initiative doit être soutenue par 4.7 millions d’électeurs. Signez et faites signer l’initiative !

https://www.referendum.interieur.gouv.fr/initiatives_encours

mode d’emploi :

– Il faut être inscrit sur les listes électorales
– Munissez vous de votre carte d’identité, le numéro vous sera demandé
– Inscrivez tous vos prénoms figurant sur votre carte avec des majuscules et sans virgule entre chaque, juste un espace
– Pour les femmes mariées c’est votre nom de jeune fille qui est à renseigner
– Pour votre ville c’est majuscule et tiret s’il y a lieu et c’est le code INSEE qui compte, pas le code postal. Le code INSEE est proposé, vous avez juste à confirmer
– Il faut renseigner la ville de votre inscription sur les listes électorales
– Pour le captcha de vérification n’hésitez pas à en demander un nouveau si ce dernier est illisible ou dépasse du cadre.

Un cercle de solidarité pour Betty

cercle de solidarité pour Betty le 05 juin devant la cathédrale de Soissons

Contre l’excision, contre l’expulsion, citoyen.ne.s, élu.e.s, représentant.e.s d’association ont formé le mercredi 05 juin un cercle de solidarité avec un moment de silence. Pour Betty, pour sa fille Souad, pour toutes les filles menacées, les filles et les femmes victimes de ces mutilations, excisions ou infibulations, parce que le statut des femmes est encore trop souvent d’infériorité, nous demandons aux pouvoirs publics et à l’administration de la bienveillance et de l’écoute.

Si les demandes d’asile sont mal préparées, si les dossiers sont mal défendus, les recours se perdent ensuite dans le formalisme des instructions et les juges oublient le motif premier : le danger qui pèse sur les jeunes filles et les mères. On ne saurait l’ignorer, bien que l’excision soit partout interdite, elle est encore pratiquée par « tradition ». En Guinée, par exemple, on estime que 97 % des femmes ont été mutilées. Alors, bien que Betty et avec elle d’autres familles soient hébergées dans un centre d’accueil pour le « retour volontaire », elle n’est pas du tout volontaire au retour car elle craint le pire pour sa fille.

Près de 4 années à attendre un statut qui permettrait à sa famille de rester, des années sans ressource avec l’espoir que les enfants poursuivent leur scolarité dans ce pays de refuge, que ce pays protège sa fille du danger, et cet espoir serait brisé ?

Aidez-nous à protéger Souad et exigez que la famille de Betty soit régularisée, signez la pétition : http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article56111

Urgence / soutien à Betty

Non à l’excision ! Formons un cercle protecteur autour de Betty et sa fille le mercredi 5 juin à 19 heures sur le parvis de la Cathédrale de Soissons !

Betty est née et a grandi en Guinée Conakry. Elle y a fait des études, elle avait un bon travail, elle s’est mariée et était maman de deux garçons.

Mais être fille en Guinée, c’est être promise à la l’excision car 97 % des filles et des femmes y ont subi cette mutilation. Car, comme l’explique la militante pour les droits des femmes Hélène Kokolou Zogbélémou, en Guinée Conakry les femmes ont un statut d’infériorité.

Alors lorsqu’elle a appris que son 3e enfant serait une fille, Betty a décidé de fuir enceinte pour demander l’asile en France. Sa fille Souad-France est née à son arrivée dans notre pays. Elle a maintenant 3 ans et demi et est scolarisée comme ses deux frères.

Pourtant, malgré sa situation, sa détresse n’a pas été entendue : Betty a reçu une obligation de quitter le territoire français et est assignée à résidence depuis plus de 50 jours dans un centre bien mal-nommé « centre d’accueil pour le retour volontaire ». Mais, même si elle retrouverait en Guinée son mari et ses amis, Betty n’est pas volontaire au retour car ELLE NE VEUT PAS QUE SA FILLE SOIT MUTILEE.

La Ligue des Droits de l’Homme lance un appel solennel à soutenir Betty et sa fille Souad-France. Venez former autour d’elles une chaîne de solidarité, symbolisant notre souhait de protection. Nous protégerons Souad-France et Betty même si nos institutions n’ont pas su le faire.

Nous demandons une révision bienveillante de son dossier prenant en compte des raisons humanitaires. Nous demandons que soit mis fin à son assignation à résidence et à son départ programmé.

Nous appelons citoyens, organisations ou collectifs à former un cercle de silence devant le parvis de la Cathédrale de Soissons le mercredi 5 juin à 19 heures.

L’excision est un crime ! Nous n’en serons pas complices ni par acte ni par omission.

Ligue des Droits de l’Homme, section du Pays Soissonnais, Soissons, le 28 mai 2019

Contacts : LDH Pays Soissonnais 06 71 29 05 68 ldh.villers-soissons@laposte.net / www.ldh02infos.wordpress.com